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Un Carré Simulé n°776

FRANCISCO SALAZAR

Un Carré Simulé n°776

Prix sur demande

Un carré simulé n°776 de Francisco Salazar prolonge les recherches de l’artiste sur la géométrie, l’espace et les limites du plan pictural. À partir de la forme élémentaire du carré, Salazar introduit des déplacements subtils qui déstabilisent la perception de la structure initiale. Les plans semblent se déployer, se décaler et s’ouvrir dans l’espace, créant un équilibre délicat entre présence matérielle et légèreté. Héritière du suprématisme et du minimalisme, l’œuvre transforme une figure géométrique simple en une construction ouverte où surface, vide et lumière dialoguent avec une remarquable sobriété.

Détails

1993

Bois, acrylique, carton ondulé

153 x 153 cm - 60 1/5 x 60 1/5 in

Signée, datée et titrée au dos de l'oeuvre

Certificat d'authenticité signé par l'artiste

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FRANCISCO SALAZAR

Né en 1937 à Quiriquire, au Venezuela, Francisco Salazar est l’une des figures les plus singulières de l’abstraction géométrique et de l’art cinétique latino-américain. Après des études à l’École des Arts Visuels Cristóbal Rojas puis en architecture à l’Université Centrale du Venezuela, il développe très tôt un intérêt pour les relations entre espace, lumière et perception. Cette formation marquera profondément toute son œuvre.

En 1967, il s’installe à Paris après avoir obtenu le Premier Prix de la Biennale des Jeunes Artistes de Paris. Cette même année, au contact de son compatriote Jesús Rafael Soto, il abandonne progressivement la peinture de paysage pour se consacrer à une recherche radicale autour de l’abstraction optique et du phénomène lumineux.

Contrairement à de nombreux artistes cinétiques de sa génération, Salazar choisit de concentrer son travail presque exclusivement sur une seule couleur : le blanc. À travers des reliefs en carton ondulé, bois et peinture acrylique, il construit des surfaces où la lumière devient le véritable matériau de l’œuvre. Les jeux d’ombres, les répétitions modulaires et les infimes variations de relief produisent des vibrations optiques qui donnent naissance à un mouvement virtuel, perceptible uniquement par le regard du spectateur. Son œuvre établit ainsi un dialogue subtil entre présence et absence, vide et plein, matière et immatérialité.

Tout au long de sa carrière, Salazar participe à de nombreuses expositions internationales et reçoit plusieurs distinctions majeures en Europe et en Amérique latine. Installé à Paris pendant plus de cinquante ans, il poursuit une recherche d’une remarquable cohérence, fondée sur les principes du suprématisme, du minimalisme et de l’abstraction géométrique. Aujourd’hui, Francisco Salazar est reconnu comme l’un des représentants les plus raffinés de l’abstraction lumineuse vénézuélienne, ayant développé un langage visuel unique où le blanc devient un espace de contemplation, de mouvement et de perception.